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JUIN

Retour sur le SudWeb 2013 - 1ère partie

Publié le 03/06/13 à 11h05 par Claymm

Les 17 et 18 mai dernier ont eu lieu l’édition 2013 de SudWeb, l'évènement web majeur du sud de la France d’envergure internationale et cette année nous avons couvert l'évènement pour vous.


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Pour sa première participation à l'évènement, La Ferme du Web a eu la chance de pouvoir assister à ces deux jours que nous vous détaillerons en deux billets. Ce premier article sera axé sur la première journée consacrée aux conférences et le deuxième sera plutôt orienté sur la globalité de l'évènement, les  interviews que nous avons pu faire durant ces deux jours et sur les ateliers qui étaient mis en place lors des “Elaboratoires” du second jour.

 


Oyé, oyé !

Pour cette troisième année, les organisateurs avaient choisi une ville au passé historique, Avignon. Et à ville historique, lieu mythique puisque la première journée du SudWeb se déroulait intégralement au Palais des Papes d’Avignon (partiellement transformé aujourd’hui en Centre des Congrès) et plus précisément dans l’ancienne salle du Conclave. Cette première journée au SudWeb allait donc se dérouler autour du thème (tout trouvé) de l’époque moyenâgeuse.


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Les Conférences

Première surprise avant la première conférence, Rudy Rigot (https://twitter.com/rudyrigot), membre du staff, était notamment en charge de la présentation de chaque conférence (et de son orateur par la même occasion). Cette présentation en musique collait parfaitement avec le thème du jour puisqu’il était déguisé en ménestrel et ainsi donnait le “la” aux conférenciers. Voyez plutôt ce que cela pouvait donner pour la présentation de la première conférence d’Olivier de Villardi sur la relation entre clients et prestataires :


Le Client : Ce Gentil Méchant

Olivier de Villardi (https://twitter.com/JacquesMuffin), chef de projet, avait apporté dans sa besace deux couvre-chefs. Une casquette pour le client et une pour le prestataire. Il nous a clairement exposé la relation parfois (pour ne pas dire souvent) complexe entre un client et son prestataire (et vice-versa). Nous avons tous, en tant que prestataire, été au moins une fois amené à devoir gérer des problèmes liés à notre coopération avec un client. Réciproquement, tous clients ayant du avoir à faire à un prestataire a déjà été confronté à d’autres problèmes (de délais, de conformité, etc).

C’est sur cette réciprocité qu’Olivier a voulu insister ici. En effet, il nous a présenté la relation client <-> prestataire comme une relation bijective, en nous expliquant que clients, comme prestataires, devaient faire table rase de leurs préjugés et qu’il leur fallait avoir une certaine compréhension des différences de l’autre afin d’être à même de solutionner bon nombre de problème liés à leur coopération.

Support de présentation

 

Conduite du changement, de l'artisanat à l'industrialisation

Lors de la deuxième conférence, Agnès Haasser (https://twitter.com/tut_tuuut), développeuse web, nous a fait part de son retour d'expérience lorsqu’elle est arrivée dans sa nouvelle entreprise. Provenant d’une SSII et intégrant une société à taille humaine, elle fut très vite “choquée” par l’absence de solutions techniques efficaces et “up to date” pour gérer par exemple “le versionning” du code ou encore les mises en productions.

Elle nous a clairement exposée que le plus gros problème, lorsqu’on parle de conduite de changement, c’est l’humain. Dans la plupart des cas, la mise en place d’une solution technique n’est pas la partie la plus délicate et que c’est souvent le côté humain qui n’est pas à négliger.

En résumé, la conduite du changement et l’industrialisation c’est un grand OUI massif si vous avez un peu de courage mais attention à ne pas partir seul dans cette aventure, il faut être au moins deux (voir plus). Il faut aussi faire bien attention à ce que l’humaine comprenne et assimile le changement, c’est primordial.

Support de présentation


Sass et compass ont embelli mon quotidien

Place à Mehdi Kabab (https://twitter.com/piouPiouM), développeur web, qui va nous témoigner toute son éxperience dans l’utilisation de Sass et Compass dans son quotidien. Cette troisième conférence, un peu plus technique, nous aura démontré que pour rendre un projet facilement maintenable, il faut rendre modulaire ses feuilles de styles au maximum, éviter les fichiers de 10 000 lignes sans commentaires et garder à l’esprit le concept du KISS (Keep It Simple Stupid).

Mehdi nous a clairement invité à utiliser les @import avec amour pour les modules et de penser un maximum OOCSS (Object Oriented CSS https://github.com/stubbornella/oocss/wiki) et BEM (Block Element Modifier http://bem.info/method/definitions) afin d’obtenir un code CSS claire et structuré. Bien évidement, une documentation réelle et vraiment explicative est primordiale. Ne pas tomber dans la simplicité de ne pas explicitement dire à quoi sert quoi et de pas justifier le changement d’une valeur. De plus, le commentaire n'apparaît pas dans le fichier CSS généré, alors pourquoi s’en priver ? Ces deux outils proposent également de nombreux mise à jours régulièrement et un des bénéfices qu’en a déjà tiré Medhi est le fait d’avoir des mixins (ces “sortes” de fonctions) mises à jour pour des propriétés CSS3. Il conseil également vivement de toujours “pusher” les fichiers CSS compressés afin de forcer un développeur à toujours éditer le fichier .scss et non le fichier .css généré (car si quelqu’un ajoute modifie le fichier .css sans modifier le fichier .scss, à la prochaine génération, ces modifications seront absentes).

Dernière petite astuce de Medhi, ceux d’entre vous qui ont déjà travaillé avec un pré-processeur CSS savent qu’en inspectant depuis un navigateur un site utilisant ces technologies, nous perdons la possibilité de retrouver directement la ligne de notre fichier SCSS qui génére la ligne du fichier CSS interprété par le navigateur. Pour palier à ce problème, Mehdi conseil l’utilisation du plugin Firefox FireSass (complément de FireBug) pour enfin obtenir la ligne de votre fichier scss à modifier.

Support de présentation

Palais des Papes

Crédit photo tetue


Getting touchy: an introduction to touch events

Dans la deuxième partie de la matinée, Patrick H Lauke (https://twitter.com/patrick_h_lauke) a voulu nous faire un retour sur son expérience lorsqu’il a eu à travailler le web avec des appareils tactiles d’aujourd’hui. Il a du mettre en place pas mal d’expérimentations afin d’obtenir un “feel effect” aussi proche que celui du natif sur un appareil mobile. Il expliqua que les naviguateur “émulaient” les évènements tactiles et qu’ils étaient en fait basés sur les évènements d’une souris, ce qui en ressort une gestion limité de ces évènements par un navigateur. Écouter les évènements “touchstart” et “touchend” (à la place des évènements de type “click”) couplé à l’utilisation de la méthode preventDefault() est primordial lorsqu’on désire vraiment être aussi réactif qu’une application native. 

Support de présention


Lightning talks

Rémi Parmentier (https://twitter.com/hteumeuleu) a commencé par nous parler des dates en programmation. Les dates ne sont pas si simple à gérer dans l’informatique et c’est beaucoup plus compliqué que ce que l’on pourrait croire à priori. Ne jamais trop sous-estimer certaines tâches.

Les référentiels de couleurs (Pantone, etc) ne sont pas compatibles entre eux. Alain Witkowski (https://twitter.com/wa__rn) nous a indiqué, en s’appuyant sur un cas concret, qu’il faut toujours aller chercher le référentiel client afin d’avoir une idée net de la couleur attendue. Aubergine, par exemple, n’est pas une couleur.
Support de présentation 

Il existe beaucoup de types d’espaces (le caractère) différents. Petit retour sur les usages de la micro-typographie par Damien Alexandre (https://twitter.com/damienalexandre).
Support de présentation 

L’écriture d’un livre est long et fastidieux. Petit retour de Corinne Schillinger (https://twitter.com/schillinger) sur l’écriture de son livre.
Support de présentation 

 

Quête mystère

Juste après la pause déjeuné, une heure complète était consacrée à une quête mystère. Personne ne savait vraiment à quoi s’attendre. Au final, cette heure était une heure de débats ouverts et orientés. David Larlet (https://twitter.com/davidbgk) était en charge d’orienter les débats autour de plusieurs thèmes comme l’argent, la popularité, la reconnaissance (de ses pairs), l’impact (celui qu’on a au quotidien sur le monde qui nous entoure) ou encore la santé (l’impact de notre métier sur notre santé physique et mentale).

Cette initiative était vraiment bien pensée et c’est un moment unique pour partager, échanger et renforcer encore plus le côté “humain” de cette journée ; le tout en favorisant la digestion !

Support de présentation

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Crédit photo Nazcange


Responsive news : l'actualité mobile à la bbc

Vient au tour de Kaelig Deloumeau-Prigent (http://twitter.com/kaelig), fraîchement débarqué de Londres, de prendre la parole pour une conférence assez technique sur la mise en place d’une solution complète responsive pour la BBC-News. Le principal problème de la BBC à l’époque résidait dans le fait qu’elle avait fait développer un nombre impressionnant d’applications mobiles pour presque tout type de téléphones (plus de 1300 pour être exacte). De ce fait, la maintenabilité de ce parc d’application devenait de plus en plus complexe.

C’est donc logiquement qu’elle a commencé à s’intéresser au RWD (Responsive WebDesign) offrant la possibilité de consulter un site web fonctionnel à quiconque disposant d’un navigateur mobile sur son téléphone. Kaelig a donc fait en sorte de déterminer si un mobile pouvait supporter une expérience “améliorée” afin de proposer une expérience de base dans le cas contraire (définition des images, css aditionnels ou non, ajax ou non, affichage des dates absolues ou relatives …).

C’est ainsi que la BBC a pu couvrir la totalité de son audience en proposant une expérience la plus optimisée possible en fonction du périphérique utilisé par son lecteur.

Support de présentation


La visualisation de données comme outil pour découvrir et partager des idées sur le web

Nicolas Garcia Belmonte (https://twitter.com/philogb), spécialiste dans la visualisation de données (avec 3 autres personnes) chez Twitter à San Francisco, nous a ensuite démontré que la visualisation de donnée a de nombreux bénéfices. Le but étant d’obtenir un “cool factor” (donner vie aux données de manière ludique) et d’être le plus parlant possible afin de pouvoir mettre en avant certains aspects des données exposées.

On peut ainsi répondre (grâce à la formation d’hypothèses) plus facilement et plus vite à certaines questions ou certaines problématiques. Cette approche peut également mettre en avant des détails inattendus au niveau des données utilisées ; des détails qui n’auraient peut être pas été perçus sans cette visualisation. Des relations et corrélations peuvent également êtres misent en avant grâce à cet outils qu’est la visualisation de données.

Nicolas a terminé sa conférence en nous faisant la démonstration de quelques exemples de son travail et en nous témoignant ses retours d’expériences sur chacun d’entre-eux.

Support de présentation

@philogb

Crédit photo ticabri


Lightning talks

Thomas Zilliox (https://twitter.com/iamtzi) nous a tout d’abord exposé ce que nous savions déjà tous : ne copier/coller pas du code sans en comprendre son contexte dans lequel il est en place.
Support de présentation

Puis nous avons eu droit a une démocratisation de l’SSL par Éric Daspet (https://twitter.com/edasfr) en nous expliquant que tout ce que nous pouvons publier peut être interpréter comme privé. 

Mettre en commun un senior avec un junior dans une entreprise a beaucoup de bénéfices pour l’équipe dans laquelle ils travaillent. C’est ce que Mathieu Agopian (https://twitter.com/magopian) nous a expliqué brièvement lors de ce talk en appuyant sur le fait que ces deux là sont complémentaires de par notamment leur énergie et leur sagesse respectives.
Support de présentation

Très bons retours sur le concept de “travailler debout” par Pierre Martin (https://twitter.com/pierremartin). Quelques jours d’adaptations mais avec au final pas mal de bénéfices à travailler debout et surtout c’est bon pour la santé.
Support de présentation


Monitoring : une culture plus que des outils

Arnaud Limbourg (https://twitter.com/arnaudlimbourg), directeur technique pour 20minutes.fr, nous a fait l’apologie du monitoring pour une application web afin d’avoir un suivi complet. Plus un système est complexe, plus le monitoring de l’état de ce système est important. L’instrumentation est très importante afin de naviguer “à vue” et de ne pas rester dans l’optique “ça marche chez moi” Puis il nous a expliqué qu’avoir des données et des chiffres c’est bien mais de les utiliser c’est mieux. Pour consulter les données relevées par les outils de monitoring, un dashboard est primordial et pour être pro-actif et amorcer une résolution rapide par rapport à son contexte, des alertes doivent être mises en place. Ces alertes devrons mobiliser l’attention afin d’engendrer une action derrière (pour parfois même résoudre des problèmes avant qu’ils apparaissent) mais pour cela elles doivent être pertinentes.

Cette conférence était axée, non pas sur les différents outils que nous pourrions mettre en place, mais plutôt sur l’application et l’utilisation pratique du monitoring dans un projet web réel. En conclusion, nous pourrions dire que le monitoring n’est pas une solution à mettre en place et puis “basta”, c’est plutôt un fil conducteur dans la vie du pôle technique qu’il faut toujours suivre (ajout/supprimer des types de données raportées, perfectionnement de l’efficacité de la solution, etc).

Support de pésentation

 

Comment l'impression 3d va modifier le web et l'économie

Marc Lopskier (https://twitter.com/Bambooandbees), avocat de métier et impliqué à propos de l’impression 3D, nous a fait un point sur la situation actuelle de cette technologie. Il nous a ensuite fait part de ses attentes pour l’avenir du web aux côtés de cette pratique.

 

 

Fin de la première journée

C'est ainsi que s'achève cette première journée consacrée aux conférences. On en retiendra un nombre impressionnant de rencontres, de talks tous aussi passionnants les uns que les autres, une organisation "au poil" sur toute la journée, un tshirt Mail Chimp (partenaire de l'évènement) pour craner au bureau et surtout la découverte d'un évènement web qui vaut le coup de se déplacer. Comme je le disais en introduction de ce billet, un autre article est en préparation afin de vous faire un retour sur l'ensemble de l'évènement, l'organisation et les interviews (notamment celui des organisateurs de l'évènement) que j'ai pu y faire dans le but de donner une idée encore plus précise de ce qu'est le SudWeb.

Personne n'a baraguiné de chtite phrase pour le moment !


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